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Au-delà de la fontanelle

Il est 4h du matin. J’aime par dessus tout ces matinées où je me réveille tôt, sans désir de me rendormir. Je me sens bien, mon esprit est calme, mon corps sans tensions, en pleine santé. Les mauvais dormeurs, dont je fais partie, ne savent pas la chance qu’ils ont. Quand mon rythme de sommeil s’est soudainement mis à changer, il y a 4 années de cela, j’ai eu il est vrai quelques difficultés à m’y adapter.

Nous sommes tellement conditionnés par le fait que nous devons dormir 8 heures d’affilée, sans se réveiller, que le fait de ne plus être capable de dormir plus de 3 heures de suite m’a sur le coup assez désorientée. Mais j’ai vite compris l’intérêt de la chose. Toutes ces heures, chaque nuit, à ne pas pouvoir trouver le sommeil, alors qu’on n’a strictement rien à faire, sont idéales pour méditer. C’est ainsi que, bien qu’étant maman de deux jeunes enfants et salariée à temps plein, je trouve le temps de méditer entre 2 et 3 heures par jour.

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Ce matin-là donc, je m’allonge sur le dos, comme à mon habitude. Je détends tous les muscles de mon corps, écoute ma respiration, paisible, et regarde le noir de mes paupières closes. Mes pensées se calment d’elles-mêmes, et je ressens rapidement le passage des premiers paliers de méditation. Mon corps physique se fait de plus en plus distant, alors que mon corps d’énergie vibre de plus en plus intensément. Je pourrais rester des heures ainsi, à ressentir mon être vibrant de force et de paix. Ma vigilance se maintient sans effort, je sais que l’inconscience du sommeil n’a aucune chance de me surprendre.

Je ne sais jamais ce qu’il peut se produire quand je suis dans cet état. Il est rare que je puisse y rester très longtemps, car je suis le plus souvent happée vers d’autres dimensions, vers d’autres aventures. Mais cette fois-ci, c’est différent. Quelque chose se passe au sommet de ma tête, quelque chose d’inhabituel. J’observe, en essayant de rester la plus calme possible, afin de ne pas interférer sur ce qui est en train de se produire. Ma tête est en train de s’ouvrir, au niveau de la fontanelle. Je perçois une fente, qui s’élargit de plus en plus sous la pression de mon corps d’énergie qui est en train de monter… L’analogie avec un accouchement me vient alors à l’esprit, comme si j’accouchais de moi-même, par la tête! Je monte, centimètre par centimètre, en tentant de faire taire le flot de surprise, de peurs, et d’enthousiasme mélangés qui voudraient bien faire entendre leur voix. Mais ce n’est très clairement pas le moment. Je mets toute la concentration et la volonté dont je suis capable à cet instant pour rester calme. Le front vient de traverser l’ouverture, mes yeux vont pouvoir passer à leur tour. Je suis impatiente de savoir ce qu’ils vont me révéler. Ma concentration est plus forte que jamais. Les yeux passent enfin.

Tout autour de moi, je peux alors admirer l’Univers qui se déploie, infini, scintillant d’étoiles et de lumières de milles couleurs. Je reste ainsi, à le contempler, pendant de longues secondes. Le mouvement d’ascension s’est interrompu, et je commence malgré moi à redescendre. Tout doucement, je retrouve ma place à l’intérieur de moi-même, l’ouverture se referme. Je reste immobile, quelques minutes, et je profite de tous ces flux d’énergie qui me traversent.

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais je crois que parfois, il ne faut pas chercher à comprendre. Le mental n’a pas sa place dans ce genre d’expériences. Seul le ressenti importe alors vraiment.

Ce matin-là, j’ai versé quelques larmes, des larmes de gratitude et de joie… Je suis toujours émerveillée des capacités insoupçonnées de l’Esprit qui se révèlent parfois à moi dans de tels instants. Tellement de choses à découvrir, à vivre…! Merci la Vie :)

 

Une réflexion sur “ Au-delà de la fontanelle ”

  1. Wow, merci pour ton partage!
    Comme tu dis, il est merveilleux de voir ce dont notre esprit est capable, une fois que l’on s’accorde à trouver le calme…
    J’ai comme toi eu l’habitude de méditer beaucoup, des heures. J’étais adepte de la relaxation, et de la transe méditative. Cela me menait loin, très loin, comme dans cette histoire que tu nous racontes.
    J’ai un peu cessé de le faire, mais petit à petit, je reviens à l’essentiel : le corps. C’est vrai qu’en passant par le corps, la respiration et le ressenti, il est aisé d’entrer dans des états de transe tels que ceux-là.

    Merci pour ton récit, il me donne de nouveau l’envie de m’adonner à cela.

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