chaleur-cosmique

Coup de chaleur

Cela fait quelques semaines maintenant ma fréquence de projections de conscience a grandement diminué, l’occasion de me rendre compte de l’attachement que je porte à ces expériences, mais aussi de la difficulté qu’il peut y avoir à les provoquer.

Il suffit de perturbations émotionnelles personnelles, dans l’entourage proche, ou même à plus grande échelle comme on a pu le vivre récemment avec les attentats de Paris, pour que l’esprit se trouble et que notre capacité à nous recentrer, à nous focaliser sur un point soit altérée. Le fait également de faire des repas « inadaptés » à notre corps me semble être un obstacle évident. Je ne rentre volontairement pas dans le détail de ce qu’est un repas « inadapté » car cela dépend de chacun.

Vouloir ainsi vivre des expériences spirituelles de manière régulière, demande véritablement un engagement profond, et une hygiène de vie, autant physique, que morale ou émotionnelle, parfaite.

  • Alimentation saine, équilibrée, et je dirais aussi « légère », « vivante », « subtile ».
  • Pratique sportive quasi-quotidienne pour permettre aux énergies de notre corps de circuler de manière plus fluide (pour ma part, j’ai opté pour le yoga, les sports de montagne, la course à pied et la natation).
  • Des heures de coucher raisonnables, dans le respect de notre horloge interne
  • Un environnement émotionellement favorable: les émotions et pensées négatives que l’on peut avoir et entretenir sont un frein évident aux expériences spirituelles
  • Etre dans la bienveillance avec autrui et avec soi: entretenir des pensées positives, être dans la joie, l’amour, l’optimisme, etc…

Si des évènements extérieurs, des relations, la maladie viennent perturber ce fragile équilibre, l’occurrence de ces expériences spirituelles peut alors cesser, le temps qu’à nouveau tout rentre dans l’ordre.

Dans ces cas-là, il ne sert à rien d’insister. Il est important de développer l’écoute de Soi, et le respect de Soi. Il me semble que LE critère le plus important à prendre en considération pour savoir si le moment est opportun ou non pour commencer une pratique, est la capacité de concentration en cet instant. Si la concentration est douloureuse, si l’on a juste envie de sombrer dans l’inconscience du sommeil, alors il est préférable de ne rien tenter. Ce serait le plus souvent une perte inutile d’énergie et une cause de frustration.

Toutefois, l’arrêt d’expériences de projection de conscience sur une moyenne ou longue durée ne signifie pas forcément l’arrêt de tout type d’expériences spirituelles. D’autres « choses » peuvent se produire, très différentes, mais toutes autant dignes d’intérêt.

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Depuis deux jours environ, le pic de la pleine lune étant passé, mon état émotionnel s’est stabilisé à nouveau, et ma capacité de concentration revient petit à petit à son niveau habituel.

Hier soir, couchée vers 22h, fenêtre entrouverte, volets ouverts, chauffage éteint, comme à mon habitude. J’aime ressentir la fraîcheur de la nuit alors que je m’enfonce dans le sommeil.
Etant dans un état semi-conscient, quelque chose (un bruit peut-être, ou une énergie extérieure) me ramène brusquement à un état de grande vigilance, sans pour autant réveiller mon corps physique. Je décide de profiter de cet instant qui me semble propice à une pratique. J’accompagne ainsi mon corps physique, consciemment, vers un état de sommeil de plus en plus profond. Ressentir sa respiration qui devient de moins en moins perceptible est quelque chose de très agréable, tout comme l’absence de tension ou blocage énergétique. Une grande partie de mon attention reste focalisée sur la clarté de mon esprit. Je prends soin de ne pas tomber dans l’inconscience, en observant intensément le noir de mes paupières.
Je perçois à certains moments des modifications de mon état de conscience, comme si je passais des « paliers », ma conscience s’enfonçant alors plus profondément. A chacun de ces paliers, la capacité de concentration s’accroît, ainsi que la sensation de bien-être. On a l’impression de baigner dans un océan de douce énergie. Aucune image ne m’apparaît, ni aucun mouvement interne qui pourrait me laisser penser qu’une sortie de corps va se produire.

C’est différent, je m’enfonce en moi-même. Je sais que si je parviens à rester ainsi suffisamment longtemps, je peux atteindre l’état de Yoga Nidra. Je sais aussi que pour cela, il faut arriver à se détacher de sa respiration. Je l’ai vécu déjà à deux reprises par le passé, mais la surprise m’en a sorti très rapidement. Ce dernier palier où tout à coup nous perdons tout contact avec notre respiration est quelque chose d’assez surprenant à vivre…

Mais cette nuit, je n’arriverais pas jusque-là. Au fur et à mesure que je m’enfonce, je sens la température de mon corps qui augmente. J’ai l’impression que mon corps d’énergie est en train de « pomper » l’énergie environnante, de se nourrir, mais à un tel point que je finis par entrer en surchauffe. Malgré ma fenêtre entrouverte en fin de mois de novembre, je sens que je commence à transpirer, et cela devient à un moment trop inconfortable pour que je puisse continuer. Je regrette la grosse couette sous laquelle je suis blottie… Ayant décidément trop chaud, je décide d’interrompre la séance.

Je reprends doucement possession de mon corps physique, je me rafraichis en ouvrant grand la fenêtre, et me réhydrate. Il est 1h du matin. Le tout a dû durer 2heures environ.
Mise à part cette forte chaleur, je me sens également en pleine forme, avec une absence totale d’envie de dormir… Je vais devoir occuper ma nuit à autre chose!

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