Véronique Meignaud

Transe méditative

Je réserve le terme de « méditation » à tous les moments où je reviens consciemment à moi-même, à l’ici et au maintenant, afin de calmer mon mental, que ce soit en étant passive ou en faisant quelque chose. Je pratique même durant mon travail quand je dois exécuter par exemple une tâche assez répétitive. Cela me permet de ne pas passer des journées entières coupée de mon être essentiel. C’est un moyen de ressourcement efficace et devenu incontournable dans ma vie quotidienne. C’est également un entraînement puissant pour accéder à toujours plus de maîtrise de son esprit, un excellent entraînement de préparation à ce que j’ai appelé la transe, ou plutôt « transe méditative ».

La »transe méditative » est ce que je pratique régulièrement, et qui constitue le point de départ de toutes les expériences spirituelles que je peux être amenée à vivre.

Développer la maîtrise de son mental
Développer la maîtrise de son mental

Je pratique la transe très régulièrement depuis 3 ans déjà, ce qui m’a permis de voir quels effets cela pouvait avoir, et la liste, très très longue, affecte les différentes facettes de qui je suis. En voici quelques-uns:

  • meilleure énergie générale
  • meilleure confiance en moi-même
  • dépassement de mes peurs
  • développement de la perception de mes corps d’énergie
  • capacité à me rééquilibrer moi-même d’un point de vue énergétique
  • capacité à me « recharger »  profondément dans les cas de grosse fatigue
  • capacité à recevoir et à ressentir des soins prodigués par des énergies bienveillantes
  • développement de la concentration
  • diminution du besoin de sommeil
  • stabilité émotionnelle
  • capacité à réaliser des projections de conscience (sorties de corps et rêves lucides)
  • capacité à ressentir des énergies qui me traversent

L’éveil du corps de lumière ou merkaba

Dans la littérature, beaucoup parlent de l’éveil du corps de lumière ou de la merkaba. Je pense qu’il s’agit de quelque chose très comparable. Je peux en dire que désormais, ma perception de mon corps d’énergie est telle que quand je m’allonge, j’arrive à perdre la perception de mon corps physique en quelques minutes là où il me fallait plus d’une heure à mes débuts. Je dois m’habituer progressivement, car cela peut être parfois assez inconfortable de se sentir flotter ou traversée par tout un tas de courants d’énergie dès qu’on s’allonge. Je ressens que cet éveil est sans retour véritable possible. Une fois qu’on a commencé, cela va en s’accentuant, semaine après semaine. Le rythme d’évolution n’est pas constant. Régulièrement, je constate des phases d’évolution rapide qui peuvent durer 2 ou 3 semaines, puis des mois où il ne se passe rien de particulier.

Contrairement à la méditation qui peut se pratiquer assis, debout, en marchant ou même en faisant la vaisselle, la transe méditative telle que je la pratique requiert d’amener le corps physique à l’endormissement, afin de pouvoir s’en détacher, et se pratique donc couché. Il existe d’autres types de transe, telles que ces danses où l’on tourbillonne jusqu’à en perdre la tête, au son de percussions répétitives. Je n’ai encore pas eu la chance de vivre cela, mais il faut dire que cela demande certains aménagements qui ne sont pas forcément faciles au quotidien…

Danse sacrée des derviches tourneurs
Danse sacrée des derviches tourneurs

Heureusement, et il est  bon de le savoir, il n’est pas nécessaire de taper du tambour pendant des heures au grand désespoir de ses voisins, ni de danser dans sa chambre au risque que vos enfants ou votre conjoint se demandent ce que vous êtes en train de faire, pour arriver à ce fameux état de transe, où d’autres choses vont pouvoir se produire.

Transe méditative en savasana

La technique que j’ai apprise, et qui est à la base de tout ce que je suis amenée à vivre actuellement, que ce soit les sorties de corps, les rêves lucides, les auto rééquilibrage énergétiques, les nettoyages spirituels (ou exorcismes…), se pratique en étant tout simplement confortablement allongé sur le dos, ce qui peut se faire très discrètement sans déranger personne, et donc, aussi souvent qu’on le veut. Dans le yoga, cette position s’appelle Savasana.

Position savasana pour la pratique de la transe
Position savasana pour la pratique de la transe

Cette pratique s’avérera plus difficile pour les personnes qui ont tendance à s’endormir facilement, car il s’agit effectivement de ne pas sombrer dans un sommeil inconscient. L’idée est de développer sa capacité à rester conscient au travers de la plus grande gamme possible d’ondes cérébrales. Concentration, discipline, volonté, régularité sont les qualités requises pour arriver à cela.  Ce faisant, on développe notre capacité à entrer dans des états de conscience très « altérés », sièges des visions, des perceptions intuitives, et où sont rendus possibles la capacité à entrer dans des rêves lucides ou à réaliser des sorties de corps.

Les différents cycles du sommeil - Le méditant peut apprendre à rester conscient tout au long du processus afin d'entrer lucidement dans un rêve
Les différents cycles du sommeil – Le méditant peut apprendre à rester conscient tout au long du processus afin d’entrer lucidement dans un rêve

Dans la position Savasana, le corps doit être bien aligné, symétrique, les pieds ne doivent pas se toucher, et pour les bras, si l’on conseille normalement d’allonger les bras le long du corps, sans qu’ils ne le touchent, je pose personnellement très souvent mes mains sur mes cuisses sans que cela n’altère la suite des évènements. L’orientation des paumes, vers le sol ou vers le ciel, peut également avoir de l’influence. Je vous conseille d’essayer par vous-même différentes configurations, afin de vous rendre compte par vous-même l’impact que cela peut avoir sur vos perceptions.

Si vous avez les cheveux longs, je vous conseille soit de les laisser détachés, soit de les nouer en positionnant le noeud bien au sommet du crâne. Lorsque l’énergie monte jusqu’à la tête, si les cheveux sont noués, l’énergie va avoir tendance à être attirée au niveau du noeud, ce qui peut devenir désagréable si celui-ci n’est pas bien positionné. J’en ai fait l’expérience à plusieurs reprises. Je pense que c’est pour cette raison que les yogis nouaient leurs cheveux à cet endroit.

Yogi

D’autres critères très importants sont à prendre en considération pour que le corps physique se sente bien : être suffisamment hydraté, être passé aux toilettes, et être dans des conditions thermiques satisfaisantes, c’est à dire se couvrir suffisamment si il fait froid, ou si il fait chaud, pouvoir bien aéré la pièce. Là où ce n’est pas évident c’est que parfois, comme de fortes montées d’énergie peuvent se produire, on peut avoir subitement très très chaud et les couvertures prévues initialement deviennent vite de trop. Dans tous les cas, si un inconfort physique survient, je préconise toujours de faire passer le corps physique en premier. Ne pas hésiter d’interrompre l’exercice pour pouvoir corriger l’inconfort.

Maintenant que l’on sait comment s’installer, il est important aussi de savoir QUAND pratiquer. Tout dépend de chacun, de son emploi du temps, de ses obligations matérielles, de son rythme biologique aussi, de sa résistance au sommeil. Autant de critères qui entrent en ligne de compte. Pour ma part, le moment le plus propice s’avère être tôt le matin, au moment de mon réveil naturel, qui peut se produire selon les périodes entre 1h30 du matin ou 6h… Le mieux est de pouvoir disposer de 2h d’affilée, mais 1h, c’est déjà bien.

A l’écoute de son rythme personnel

Je voudrais ajouter encore une petite recommandation concernant la fréquence de la pratique. Il ne s’agit pas ici de « s’envoyer en l’air », de perdre tellement pied que l’on n’arrive plus à gérer correctement sa vie au quotidien. Il ne s’agit pas d’une fuite, mais bien d’un moyen pour développer son intimité avec son être essentiel, apprendre à ressentir ses corps d’énergie. Le développement de cette nouvelle conscience doit se faire en douceur, et non pas violemment, exactement comme quand vous faîtes du sport. Si vous voulez arriver à faire le grand écart, si vous y allez d’un coup, vous êtes certain de vous blesser. La seule méthode saine qui existe est de faire preuve de persévérance, de volonté, de régularité, et de respecter des moments de repos pendant lesquels le corps va pouvoir intégrer tranquillement ce qu’il vient de réaliser. Pour la transe, c’est exactement la même chose. A mes débuts, je ne faisais pas plus d’une séance par semaine. C’était amplement suffisant. Maintenant, quand je me sens bien, je peux arriver à pratiquer chaque jour, ou plutôt chaque nuit, mais mon rythme le plus habituel est d’une nuit sur deux. J’insiste sur ce point car cette pratique fait bouger beaucoup de choses en nous, et il faut y aller en douceur…

veronique-meignaud

Maintenant que vous avez les recommandations d’usage, voyons un peu comment cela se passe. La durée de l’exercice va dépendre de votre niveau de pratiquant, de votre niveau d’énergie, et de ce que vous en attendez. Une bonne chose pour commencer peut être déjà d’émettre votre intention par rapport à l’exercice qui va avoir lieu. Faîtes exactement comme si des enseignants invisibles étaient près de vous, n’attendant que le moment où vous allez enfin leur laisser l’occasion de travailler avec vous. Votre intention peut être de regagner un peu d’énergie si vous êtes fatigué, de vous rééquilibrer si vous avez eu des chocs émotionnels, consommé de l’alcool ou fait un long voyage qui vous a déstabilisé, ou encore  de développer la maîtrise de votre esprit.

De nombreuses choses peuvent se passer, et il peut tout aussi bien ne rien se passer du tout, ce qui est d’ailleurs la majorité des cas il faut bien le dire. Mais même quand il ne se passe rien d' »extraordinaire », sachez que vous avez tout de même pris du repos, et que vous vous êtes accordé un moment précieux de reconnexion avec votre être profond.

illumination

 

ETAPE 1 : relaxation musculaire et mentale profonde

La première étape, qui peut durer de quelques minutes à plusieurs heures pour les débutants, consiste à arriver à un calme mental suffisant, et à une profonde relaxation musculaire. Les deux sont importants. Pour le corps, il suffit de passer en revue chaque muscle, aussi petit soit-il, afin de le détendre. Chaque tension doit pouvoir être identifiée et relâchée. Il est souvent nécessaire de passer plusieurs fois au même endroit, les tensions ayant tendance à revenir spontanément. Cette pratique à elle seule procure au corps un profond bien-être. Cela devient même rapidement un réflexe que l’on reproduit dans la vie active. On se rend ainsi compte des crispations au niveau de notre visage, de nos épaules qui sont trop hautes, etc… Ces tensions empêchent les énergies de circuler librement et harmonieusement. Le fait de se concentrer sur le corps va aussi permettre de relâcher le mental.  On peut également se concentrer sur la respiration ou toute autre chose qui peut nous y aider.

ETAPE 2 : perte de perception du corps physique

Une fois le corps et le mental détendus, il faut arriver à maintenir ce calme jusqu’à ce que l’on perde totalement la perception de son corps physique. Peut-être vous arrive-t-il déjà, dans votre lit, de ne pas arriver à savoir exactement comment vos mains sont positionnées? ou vos pieds? Il s’agit de la même chose, mais étendu au corps tout entier. Cela commence souvent par les extrémités, la tête étant fréquemment la dernière partie du corps dont on parvienne à se détacher. Une fois que l’on sent le processus de détachement s’opérer, il faut juste se détendre et laisser les choses se faire. Il n’y a pas de démarche « active » à avoir, du moins pas à ma connaissance. Juste se détendre et attendre que cela ait lieu. Il ne s’agit pas de « sortir hors de son corps », mais de perdre la perception de son corps physique. Je n’ai aucune explication sûre de ce processus, mais il se pourrait bien que dans cet état, notre conscience ait « basculé » dans l’un de nos corps d’énergie, probablement le corps éthérique.

Cet état procure un profond bien être dans lequel on peut facilement rester des heures sans effort. Le mental y est calme naturellement, le corps se repose.

Il peut arriver à ce stade déjà, ou même avant, de percevoir des images, ou de ressentir des énergies qui nous traversent, ou tout autre chose. Cela dépend des prédispositions de chacun.

ETAPE 3 : développement des capacités de l’esprit

Si l’on souhaite aller plus loin que la « simple » relaxation très profonde, on peut à partir de là pratiquer certains exercices spécifiques afin d’explorer le potentiel de son esprit, apprendre à mieux se connaître. Parfois des évènements viennent à nous spontanément, et le mieux est de suivre ce qui se propose à nous. On peut alors s’amuser à appliquer diverses techniques, dont en voici quelques-unes:

  • visualisation de lieux ou de personnes que l’on connaît
  • se concentrer très intensément sur le noir des paupières comme s’il s’agissait d’un espace infini dans lequel on souhaite se projeter
  • faire circuler son énergie interne afin de lui faire décrire un circuit particulier (par exemple des pieds à la tête puis de la tête aux pieds), afin d’arriver à ce que l’on nomme l’état vibratoire, qui favorise les sorties de corps
  • être à l’affut des images qui peuvent survenir et essayer de les maintenir le plus longtemps possible
  • s’amuser à explorer toute autre technique qui nous passerait par la tête

Je vous invite à poursuivre votre lecture sur les pages concernant les rêves lucides et les sorties de corps, ainsi que les différents articles de ce blog.

Explorez-vous bien :)

 

Remerciements à Véronique Meignaud à qui j’ai emprunté quelques oeuvres: https://meignaud.artstation.com/