bobleponge

Humour inconscient

S’il y a quelque chose que je ne peux pas mettre en doute, c’est bien le formidable humour de l’Inconscient, sa capacité extraordinaire à tourner les choses en dérision. Des vaches en uniforme de policier jouant à saute-mouton dans une arène. Non, vraiment, il fallait oser.

Pourtant, ce matin, tout avait bien commencé. Il était 4h du matin. J’étais assez fatiguée. En temps normal, je n’aurais pas essayé de méditer. La fatigue bloque l’esprit, l’empêchant de se concentrer vraiment. Mais j’ai voulu tout de même essayer, juste quelques minutes, pour voir si j’arrivais à focaliser mon attention même en étant fatiguée. Je n’aurais jamais pensé arriver à me projeter en un laps de temps aussi rapide. Mais c’est pourtant ce qui s’est passé. En un rien de temps, me voilà volant dans mon Cosmos habituel, au milieu de nulle part, mon corps et le monde matériel loin derrière moi.

Attirée par des lumières lointaines, je m’approche pour voir de quoi il s’agit. Je me retrouve alors dans une cité, et découvre au bout de quelques instants une famille de lionceaux. Je me laisse évidemment attendrir, et m’approche pour jouer avec eux.

Il se trouve que depuis quelques temps, je travaille la notion de détachement. Le détachement vis à vis des formes, que ce soit dans notre monde matériel, mais aussi dans les mondes de l’esprit, de l’Inconscient. J’ai ainsi remarqué que si je reste détachée des manifestations qui se proposent à moi, je peux rester bien plus longtemps dans un haut niveau de clarté consciente, et explorer le sans-forme. Mais si je commence à rentrer dans le jeu de ces manifestations, alors ma conscience commence lentement à décroître, et des situations de plus en plus rocambolesques peuvent se manifester.

Mon Inconscient, un peu comme pour se jouer de moi et me rappeler avec humour que ces formes ne sont pas réelles et qu’elles sont des projections inconscientes, dessine pour moi des situations ridicules. Ce matin donc, après avoir jouer avec mes charmants lionceaux, je rencontrais des vaches, en uniforme de policier, en train de jouer à saute-mouton…
Une autre fois, alors que je visitais une bibliothèque dans un vaisseau extra-terrestre, et que je mettais toute mon énergie à essayer de décrypter des livres, un « extra-terrestre » s’est manifesté à moi, sous la forme de Patrick, l’étoile de mer, dans Bob l’éponge.
Une autre fois encore, inspirée par de nombreux textes sur internet où l’on dit possible de discuter avec ses guides, et frustrée de n’avoir jamais vécu cela, j’appelais intensément mes guides, afin de pouvoir les rencontrer. Un majestueux oiseau bleu est alors venu vers moi, et alors qu’il se posait à mes côtés, il se transforma petit à petit en un jeune homme. Subjuguée, j’entamais la conversation avec lui, mais fut très rapidement déçue par ses propos totalement incohérents, qui auraient été plus dignes d’un pilier de bar au pmu d’à côté que d’un authentique guide spirituel. Je n’ai plus jamais demandé (exigé) comme j’ai pu le faire ici une rencontre directe avec mes guides. Mais j’ai appris à les entendre, durant mes sorties, ou en moi, à l’état de veille, sous la forme de pensées courtes, directes, quelque peu autoritaires. Des phrases qui m’éclairent sur des situations que je peux vivre, m’orientent judicieusement dans mes choix, et me donnent la foi et du courage.

Je ne compte donc plus le nombre de fois où j’ai ainsi été « remise à ma place », face à des situations tellement insensées que le doute n’était plus permis quant à leur véritable signification : aucune.

Ces expériences m’ont permis de comprendre à quel point il faut être vigilant, et critique, vis à vis des expériences extra-corporelles, et des visions que l’on peut avoir dans certains états de conscience modifiés, dès lors que ces expériences ont lieu dans les mondes de la forme. Je me méfie donc de tout ce que je peux y voir ou y entendre. J’accorde par contre une importance plus forte aux ressentis énergétiques que je peux avoir parfois. Des sensations de pression autour des poignets, des mollets, souvent le signe que des énergies me tirent, ou me poussent, souvent pour me guider, ou m’aider à sortir d’un monde dont l’attraction est trop forte pour que je puisse m’en extraire seule. Une pression insistante dans le dos, par contre, est plus souvent le signe d’un parasitage énergétique dont il vaut mieux se débarrasser (ce qui est possible de manière aisée lorsque l’on est hors du corps).

Toutes ces expériences appellent à beaucoup d’humilité face à ces univers qui nous dépassent tant, et dont nous savons si peu de choses. Nous sommes encore malheureusement peu nombreux à y mener des explorations pour tenter d’en savoir davantage, sans parler du manque de cohésion. Espérons que les choses évoluent :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>