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La danse du vent

« je ne prétends pas être l’auteur de ces lignes, juste leur interprète. »
Il est 3h du matin, et j’ai cette phrase en tête, qui me réveille.
Je sors mon ordinateur et commence à écrire.

Le vent et la pluie ne s’arrêtent plus. Je les entends fort. Une impression d’hiver en plein mois de juillet. Des énergies puissantes sont à l’œuvre, des énergies d’équilibrage, de nettoyage. On nous demande de nous ouvrir à ce vent intérieur, de le laisser tout balayer en nous, sans résistance aucune, de le laisser défaire tous les nœuds qui doivent l’être puis la pluie tout emporter.

La nature nous guide, nous montre la voie.

Une tempête. Voici ce que chacun de nous devons accepter de traverser. Ne plus nous cacher derrière de solides édifices construits par d’autres. Nous rendre vulnérables, accepter d’être déstabilisés, réduits en pièces, sans aucune idée de ce qu’il adviendra de nous. Acceptation totale de ces forces que nous ne maîtrisons pas. Et adviendra ce qu’il adviendra.

Petite mort, fin d’un cycle, pour émergence d’un être nouveau, libre et sûr de lui.

Un être incorruptible qui, ayant dépassé la peur de la mort,connaît la valeur des choses, des mots, et sait œuvrer pour ce qui est juste, dans l’intérêt du tout.

On s’habitue aux ténèbres, elles ne sont pas si effrayantes au fond. L’humain est ainsi fait qu’il a peur de ce qu’il ne connaît pas. Il reste faible, et conditionné. Il est si dur pour lui de se défaire de ses habitudes. Alors il s’y accroche et les défend violemment comme s’il s’agissait de sa propre vie, ou de parties de lui vitales, qui définiraient tout son être.

Ne plus consommer d’animaux morts, changer d’alimentation, arrêter de fumer, manquer telle émission préférée à la télé, partir seul dans la nature, toute chose qui sort de nos habitudes de vie. Quoi que ce soit, il est bon de rompre avec nos habitudes, aussi minimes soient-elles, afin de tester notre véritable liberté. Les barreaux les plus solides qui nous enferment sont ceux mis en place par notre propre mental. Avant de vouloir briser ceux que les autres ont construits pour nous, brisons d’abord les nôtres.

L’auto-conditionnement, perfide et malicieux, se cache derrière des éternelles excuses, des éternelles justifications sans fondements.Juste la peur d’affronter ce qui est.

le-vent

La tempête n’a pas peur elle. Elle souffle, déracine, arrache, déploie sa force incontrôlable pour faire le ménage. Rien ne l’arrête. Aucune technologie assez puissante pour s’y opposer. Elle détruit tout sur son passage, sans faire de distinction, sans se poser de questions. Tout ce qui tente de s’accrocher sera sa cible. Car elle aime le mouvement, la danse, la légèreté, la fluidité. Accepter de voler dans son tourbillon, d’être amené là où bon lui semble, lâcher prise, et pourquoi pas prendre plaisir à cette danse folle et envoûtante.

Je vole sans savoir où cela me mènera, sans savoir ce qu’il restera de moi lorsque la tempête se sera apaisée. Il n’y a rien à faire d’autre, rien à contrôler, alors il faut lâcher complètement, profondément.Accepter de ne rien contrôler. Accepter que nous ne sommes rien de figés.

Notre personnalité est un leurre.

Vous croyez être quelqu’un de précis ?

Laissez tomber cette idée. Vous n’êtes rien d’autre qu’un agglomérat de consciences fluctuant au gré du vent. Certains morceaux vont et viennent en toute indépendance. Un jour vous vous sentez comme ceci, le jour d’après comme cela. Des émotions vous submergent parfois dont vous ne soupçonnez pas la provenance, alors vous leur chercher des causes. Ne cherchez plus à tout comprendre. Ne cherchez plus à maîtriser quoi que ce soit. Laissez faire. Laissez aller. Laissez monter vos émotions, pleinement. Puis laissez les s’en aller. Acceptez ces mouvements en vous, mettez de la fluidité dans vos émotions, dans votre être. Laissez le flux de la vie aller et venir en vous. Ne vous y opposez plus à coup de tensions, de drogues, d’apitoiements,d’interrogations inutiles. Ne cherchez plus à vous accrocher à l’idée que vous vous faîtes de vous-mêmes. Ne cherchez plus à être constant. Au contraire,recherchez le mouvement, la danse intérieure de votre être. Apprenez à être le spectateur de vous-mêmes, pour commencer, puis vous apprendrez à vivre l’instant présent.

« Notre réalité ne dépend que de nos états internes »… mot de la fin soufflé à l’instant par un ami inconnu, insomniaque comme moi.

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