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La limitation de nos sens physiques

« Je ne crois que ce que je vois »

Dès qu’il s’agit d’aborder des thématiques liées à des forces invisibles, des énergies, avec des personnes très cartésiennes, cette phrase ressort souvent. Les discussions tournent souvent court, avec d’un côté des personnes qui fonctionnent aux ressentis, à l’intuition, vivant des choses parfois intenses mais restant totalement incapables de prouver ce qu’elles ont vécu, et d’un autre côté des personnes qui se disent être dans un processus « scientifique », donc forcément fiable! (…)  et exigent des preuves avant ne serait-ce que d’envisager étudier ces faits.

La science, je connais un peu, pour avoir passer pas mal d’années le cul assis sur une chaise à résoudre des problèmes rébarbatifs. Et la première chose que j’ai envie de dire, c’est « ne pas confondre Science et Scientisme ! ».

La Science est à mes yeux quelque chose de noble. Un bon scientifique se doit de laisser la porte ouverte à toutes les possibilités. Il doit être capable de laisser ses apriori et ses conditionnements de côté, afin de ne s’intéresser qu’aux faits, mais à tous les faits, pas seulement ceux qui les arrangent.

Le Scientisme est le nom que l’on donne à la science quand celle-ci est devenue religion. Les scientistes sont des personnes qui se cachent derrière le terme prestigieux de science, pour dénoncer des idées qui les dérangent, mais sans appliquer ce qui fait toute la beauté de la science: sa rigueur bien entendu, mais aussi sa capacité d’ouverture, d’objectivité, de créativité, d’adaptation!

« C’est le désir de comprendre le sens des phénomènes qui guide la théorie, et pas la théorie qui guide le physicien. » – David Bohm

L’importance de l’empirisme en science

Il existe bon nombre d’équations scientifiques qui utilisent des constantes. Prenez la constante de gravitation. Il n’existe pas d’équations permettant de la calculer. Elle est déterminée empiriquement. L’empirisme a toute sa place en Science, et ce depuis le commencement. Sans cet empirisme, c’est à dire sans l’acceptation de phénomènes que nous ne pouvons pas forcément expliquer, mais que nous constatons, la science n’en serait pas là où elle est actuellement.

« L’empirisme considère que la connaissance se fonde sur l’accumulation d’observations et de faits mesurables, dont on peut extraire des lois générales par un raisonnement inductif, allant par conséquent du concret à l’abstrait. »

Si l’on ramène cela au domaine de l’invisible, qui ne peut pas être approché (pas pour le moment en tout cas) par des méthodes d’investigations scientifiques conventionnelles, on peut tout de même prendre en considération les témoignages existant de millions de personnes à travers le monde, et ce depuis l’apparition de l’écriture, rapportant des expériences de mort imminente, des sorties de corps, de la télépathie, prémonitions, visions, rêves prémonitoires, etc, etc, la liste est longue….

Le poids de ces témoignages est si important que les rejeter en bloc est un manque d’objectivité flagrant et preuve d’un esprit qui est tout sauf scientifique. Leur grand nombre, les similitudes entre des témoignages de personnes qui ne se connaissent pas, les témoignages de jeunes enfants qui n’ont eu aucun accès à des livres ou à des supports visuels qui auraient pu les influencer, les expériences de sortie de corps qui se produisent en hôpital, avec de nombreux témoins venant confirmer les dire de l’expérienceur, etc, etc… Tout cela constitue en soi des preuves sérieuses qui méritent toute l’attention d’un scientifique digne de ce nom.

La limitation de nos sens physiques

Pour en revenir à la fameuse phrase du début : « je ne crois que ce que je vois »; il peut être intéressant d’analyser justement ce que nous sommes capables de voir, avec les yeux dont la nature nous a généreusement doté.

Et là je vais reprendre un texte écrit par William Buhlman, car il l’explique parfaitement:

« Au cours des dernières décennies, les scientifiques ont pris conscience des importantes limitations de la perception visuelle humaine. L’oeil humain n’est sensible qu’à une étroite bande de rayonnement. Nous ne voyons que les longueurs d’onde comprises entre 0.00007cm et 0.00004cm ; le reste du spectre d’ondes électromagnétiques demeure invisible à nos yeux. En fait, tout juste quelque cent-millièmes de centimètres font la différence entre la visibilité et l’invisibilité. Pourtant, nous baignons tous littéralement dans un océan d’ondes électromagnétiques fait de rayons gamma, de rayons X, de rayons ultra-violets et infrarouges, de micro-ondes, d’ondes hertziennes et d’ondes courtes pour n’en nommer que quelques unes. (…)

En réalité, notre perception de l’univers n’est fondée que sur une infime partie de l’énergie qui nous entoure. Et chose encore plus frappante, force nous est de reconnaître que notre technologie scientifique actuelle ne parvient à détecter qu’une partie de l’ensemble du spectre d’énergie.

La plupart des scientifiques estiment que le spectre d’ondes électromagnétiques se prolonge bien au-delà de ce que notre technologie nous permet de détecter et peut-être même à l’infini.

Lorsqu’on met en perspective ces informations, nous en venons à la conclusion que chacun de nous n’est conscient au plan visuel que de trois cent millième (0.00003) d’un centimètre du rayonnement d’énergie dont nous sommes entourés.

Nous qui percevons si peu de l’univers, n’hésitons pas à tirer des conclusions et à porter des jugements sur la base de notre faculté de vision très limitée. Notre perspective de l’univers, et de la réalité elle-même, est gravement entravée par la faible portée de nos sens physiques. »

Le spectre visible représente une infime partie
Le spectre visible par nos sens représente une infime partie

 

 

 

 

 

Une science en conscience

Il existe divers niveaux de réalité. C’est connu depuis des millénaires par les pratiquants de méditation. Et cela commence à rentrer dans le monde scientifique par l’intermédiaire des thérories liées aux multivers, à l’univers holographique, à la matière et à l’énergie noire, la théorie des cordes, les trous de ver, etc….

Comment espérer en apprendre davantage sur ces autres niveaux de réalité si nous nous fermons à l’outil le mieux adapté pour les explorer? La conscience. Notre conscience tout simplement.

C’était la conviction intime de David Bohm notamment, physicien de génie et ami de Khrishnamurti.

Si scientifiques et explorateurs de conscience se rapprochaient, cela permettrait probablement des avancées majeures dans la compréhension de notre Univers.

Krishnamurti, l'enseignant spirituel, en compagnie du physicien David Bohm lors de l'une de leurs nombreuses entrevues
Krishnamurti, l’enseignant spirituel, en compagnie du physicien David Bohm lors de l’une de leurs nombreuses entrevues

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