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Méditation assise et méditation couchée

Quand on parle de méditation, l’image qui nous vient le plus spontanément est celle des moines zazen assis en lotus, le dos bien droit, les mains l’une dans l’autre posées sur les jambes. Mais il est également possible de pratiquer la méditation allongée, dans la position de savasana (ou position de cadavre même si j’aime moins cette appellation!)

Revenons un peu sur ces deux approches de la méditation.

La méditation assise

Plusieurs variantes existent, permettant au pratiquant de trouver la posture qui lui conviendra le mieux: position en tailleur, assis sur une chaise, en lotus, semi-lotus, à genoux, etc….
Le corps doit être le plus détendu possible, tout en conservant une bonne droiture du dos: pas question de finir vouté!  La posture du corps reflète celle de l’esprit. Si notre concentration baisse, si l’on se perd dans ses pensées, notre posture s’en verra altérée. Le pratiquant pose donc sa concentration sur son corps, sa respiration, jusqu’à s’oublier totalement. Il n’y a alors plus qu’un corps, assis en zazen. Le calme de l’esprit est atteint.
La difficulté majeure de cette pratique est d’arriver à trouver une posture suffisamment confortable pour que l’on puisse y rester le temps voulu sans être dérangé par des engourdissements, des fourmis ou autres petites tracasseries de ce genre.
Cette approche, d’après mon propre ressenti, est bien entendu intéressante, mais ne mérite pas que l’on s’y focalise exclusivement.
Elle permet de travailler la concentration, la volonté, la persévérance, et permet de se familiariser avec les processus mentaux pour mieux s’en détacher. Mais je n’ai personnellement jamais pu trouver une position dans laquelle je me sente tellement bien que je pourrais y rester plusieurs heures sans faillir. Manque de souplesse probablement.

Moine zazen en pleine méditation
Moine zazen en pleine méditation

 

La méditation couchée ou savasana

La méditation couchée est une posture proposée notamment dans le Yoga Nidra.
Au contraire de la méditation assise, le problème des douleurs musculaires ou des fourmillements ne se pose pas. On ne parle plus de verticalité, mais de symétrie. Le dos doit toujours être droit, les jambes allongées, légèrement écartées, les mains peuvent être posées soit à côté du corps, soit sur les cuisses ou sur le ventre. La nuque doit être droite, les yeux clos.
La principale difficulté, vous l’aurez compris, est de ne pas s’endormir. Il faut pour cela maintenir un état de vigilance continu. C’est pourquoi il est plus facile de pratiquer très tôt le matin, au réveil naturel, quand l’esprit est suffisamment vif mais que le corps physique n’est pas contre quelques instants supplémentaires de repos.
Là où la méditation assise cherche à éviter à tout prix un relâchement excessif (du corps, mais aussi de l’esprit), la méditation couchée va au contraire rechercher le relâchement complet du corps physique afin de permettre à l’esprit de s’en dissocier.

Méditation en position savasana
Méditation en position savasana

 

Méditation assise => l’esprit s’oublie dans la perception du corps, on devient un corps assis et on atteint ainsi le calme et l’oubli de soi qui permet de se connaître
Méditation couchée => on oublie le corps physique, on développe la perception des corps subtils d’énergie et on explore les capacités de notre conscience (visions, état hypnagogique, sortie hors de corps, projection de conscience).

La première étape de la méditation couchée est similaire à celle de la méditation assise dans le sens où l’on recherche en premier lieu l’apaisement de l’esprit et des pensées, mais avec en plus un relâchement musculaire total. Une fois ce relâchement musculaire total atteint, on peut alors ressentir plus librement les énergies de nos corps subtils, observer les déséquilibres, apprécier les échanges éventuels d’énergie avec l’extérieur (énergie de la Terre qui monte par les pieds, ou du Ciel qui descend par le chakra coronal).

Je pense que la notion de « verticalité » qui revêt souvent une grand importance en méditation afin de permettre aux échanges d’énergie Terre/Corps/Ciel d’avoir lieu correctement, ne devrait pas être prise au pied de la lettre. Je constate en effet très régulièrement que ces échanges ont tout aussi bien lieu en position allongée. Je remplace donc souvent le terme de « verticalité » par celui de « symétrie », qui reste à mes yeux un concept très important.

Il faut également remarquer que si vous êtes assis, vous pourrez peut-être ressentir des énergies qui pourront monter via le chakra racine jusqu’au coronal, bien sûr, mais de nombreux transferts d’énergie vous échapperont: au niveau des pieds, et même en dessous des pieds (nous avons en effet des chakras sous les pieds que l’on peut arriver à percevoir dans certaines circonstances).
Pour ma part, c’est bien au niveau des pieds que je ressens le plus de transfert d’énergie et on aurait tort de les négliger. Les pieds sont nos racines.

 

Chakras et corps subtils
Chakras et corps subtils

L’art de la méditation allongée consiste à jouer avec son esprit, à l’observer, en maintenant un état de vigilance suffisant pour ne pas tomber dans un sommeil inconscient, tout en lui laissant suffisamment de liberté. Les pensées du quotidien sont ignorées, celles qui nous font ressasser notre journée, préparer le futur, nous inquiéter pour rien, etc… Mais une fois que l’on a appris à reconnaître ces pensées parasites et à s’en défaire, surviennent d’autres types de pensées, qui peuvent avoir des formes très différentes, fonction de la personne et du moment. Elles peuvent être des discussions plus profondes sur le sens de notre vie, des inspirations précieuses sur des thématiques qui nous sont chères. On va également à certains moments prendre conscience que l’on était parti ailleurs. Par exemple, on se rend compte que « non, je ne suis pas en train de marcher dans la rue, je suis dans mon lit ». Au fur et à mesure que la relaxation se fait plus intense, ces « échappées » se font plus nombreuses, et le jeu consiste à en prendre conscience, et à développer son aptitude à identifier le moment où notre esprit bascule, depuis notre conscience d’être dans ce lit en train de méditer, à ce moment où l’on était vraiment ailleurs.
Selon les aptitudes de chacun, des hallucinations visuelles ou auditives peuvent également se produire, et là le jeu consiste à tenter de les maintenir le plus longtemps possible.
Il s’agit véritablement d’un jeu où l’on cherche à maîtriser de plus en plus les subtilités et les capacités de notre esprit. Le fait d’être parti ailleurs n’est pas vu comme un échec, mais comme une porte qui s’est ouverte et que l’on n’a pas été assez rapide pour saisir, mais ce n’est que partie remise. La pratique devient un jeu, où l’on essaie, séance après séance, des approches différentes, pour des résultats différents. L’esprit nous offre des capacités infinies et inexplorées et la méditation couchée nous offre l’opportunité d’entrer en profonde intimité avec lui.
Diverses techniques de projection peuvent être essayées, comme la visualisation de lieux, ou l’observation du noir devant nos paupières closes auquel on ne prête jamais attention…

La sensibilité se développe au fur et à mesure des séances, la pratique devient de plus en plus facile, de plus en plus intense, de plus en plus riche.
Il m’arrive parfois de perdre la sensibilité totale de mon corps physique en quelques minutes seulement. La pratique devient alors un pur moment de plaisir, où l’on sait que l’on va pouvoir se reconnecter à son être profond et se nourrir de sa sérénité, de sa joie, de son amour, de sa force, et la ramener à soi dans son quotidien.

Une pratique régulière de la méditation nous renforce sur tous les points de vue, et nous permet d’entrer activement dans un processus d’éveil…
A chacun de trouver la voie qui lui convient le mieux, sans avoir peur d’inventer la sienne!

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