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Technique éclair de projection de conscience

Juste un petit, minuscule pixel, mais ça devrait être suffisant. Ce petit carré gris clair qui dénote au milieu de tout ce noir est, je le sais, la fenêtre vers un ailleurs qui ne demande qu’à s’ouvrir.

Je maîtrise encore mal cette technique, car je manque d’entraînement. La vie moderne ne facilite pas ce genre d’expériences, il faut bien le dire. J’ai lu pas mal de livres dans le domaine de la spiritualité, mais un seul faisait allusion, quoique brièvement, à ce type de capacité enfouie au fond de chacun de nous. C’était dans « Autobiographie d’un yogi ». Je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus de choses sur le sujet, et que ces capacités ne soient pas prises au sérieux par des scientifiques qui auraient cette volonté sincère d’en savoir plus sur la nature de la conscience, et de ses capacités, et ceci dans une approche humble et objective.

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Revenons-en à cette technique, dont la particularité est l’extrême rapidité de sa mise en oeuvre. Une technique également très simple, tout en ne l’étant pas, car il est évident que cela n’est pas à la portée de chacun d’entre nous. Je suppose que le cerveau doit avoir été préparé préalablement, par de longues heures de méditation, et de concentration, avant d’espérer y parvenir.

La plupart des techniques de projection de conscience (terme plus général que j’utilise pour qualifier les expériences de sortie hors de corps, de rêve lucide, ou d’état très modifié de conscience), nécessitent une préparation plus ou moins longue en fonction du niveau de la personne. On doit préparer le corps, et l’esprit, pour l’amener à un état de profonde détente, avant d’entamer divers exercices, qu’ils soient respiratoires, de concentration, ou de visualisation. Une pratique qui peut prendre quelques dizaines de minutes à plusieurs heures avant de donner les résultats attendus.

Ici, il s’agit de tout autre chose, étant donné que quelques minutes seulement sont nécessaires pour arriver à se projeter. Comme je l’ai dit, je débute seulement dans cette technique que je connais encore très mal. Plusieurs années me seront encore nécessaires pour développer ma maîtrise et ma compréhension de ce phénomène. Mais voici déjà ce que je peux en dire, sur la base de mon humble expérience.

Je procède en étant allongée sur le dos, mais je sais, d’après le livre de Yogananda, que les yogis appliquaient cette technique en étant assis en position de lotus. Disons que la position allongée est plus abordable au débutant, et que la complexité ajoutée par la position assise et donc les tensions musculaires associées, ne pourra être surmontée vraisemblablement qu’avec plus d’expérience. Très tôt le matin reste toujours le moment le plus propice, généralement, au réveil naturel.

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Une première étape consiste bien entendu à se recentrer, à détendre le corps, et à faire le vide dans sa tête. Pour un méditant expérimenté, quelques minutes sont suffisantes pour établir un état de calme intérieur satisfaisant. Comme dit précédemment, nous sommes ici dans une technique « éclair ». Nous ne cherchons pas à établir un calme intérieur durable, mais un calme et un silence parfaits, pour quelques minutes seulement. Une fois cet état atteint, nous abordons la phase de concentration qui là aussi va être très courte, mais devra être particulièrement intense. Une intensité qu’il serait à mon avis de toute façon impossible de maintenir au-delà de quelques minutes. Mais ce n’est pas important, car ces quelques minutes suffisent.

Avec l’expérience, on arrive à ressentir quel est le moment le plus propice pour commencer l’étape de concentration. Un peu comme un guépard capable de courir à plus de 100km/h pour attraper sa proie, mais incapable de maintenir cette vitesse trop longtemps. Il doit donc avec précision déterminer à quel moment sa course doit commencer s’il veut avoir une chance de manger dans la journée.

L’apparition d’une lueur, ou d’une forme géométrique, comme dans mon cas un minuscule carré gris clair sur le noir des paupières closes, est un signe indiquant que le moment est favorable. Cette lueur est une cible facile, et est utilisée comme objet de concentration. Toute l’énergie dont nous pouvons disposer en cet instant, pendant les quelques secondes qui vont suivre, va alors être mobilisée sur ce point précis, situé entre les sourcils. La lueur, le carré, l’étoile, quelque soit la forme que ce soit, va alors être considérée comme une fenêtre par laquelle nous devons passer. Petit à petit, quelque chose se produit dans le champ de la conscience. Un mouvement tout d’abord léger, puis de plus en plus prononcé. Certains appellent cela aussi la fusion objet/sujet. C’est un peu cela en effet. Notre conscience fusionne doucement avec l’objet de notre concentration. Le corps physique n’existe plus, nous sommes ailleurs.

La suite est plus difficile à détailler, car j’ai encore beaucoup de mal à maintenir un bon niveau de conscience, et donc à mémoriser tout ce qui survient après. La conscience vole, ressent la joie, puis sombre doucement dans des rêves d’abord lucides, puis qui le sont de moins en moins. Au réveil, les souvenirs se mélangent, et la difficulté est grande pour arriver à traduire par des mots ce qui s’est passé. Je sais que beaucoup de temps et de pratique va m’être encore nécessaire pour maintenir ma vigilance durant toute la durée de l’expérience, jusqu’au « retour » au corps.

Cette technique est visiblement très ancienne et tombée dans l’oubli, ce qui est bien dommage. Nous avons tout à réapprendre à ce sujet. Toujours via le livre « Autobiographie d’un yogi », on peut apprendre que les yogis l’utilisaient aussi pour leur dernier voyage. Quand ils savaient que l’heure de leur mort approchait, ils faisaient en sorte de faire une sortie « spectaculaire », probablement pour inspirer les gens présents autour d’eux. Ils utilisaient alors cette technique pour leur dernier et grand voyage, celui dont on ne revient pas…

 

2 réflexions sur “ Technique éclair de projection de conscience ”

  1. Bonjour,
    J’ai 47 ans, je suis éducateur spécialisé. Méditant depuis des années, je n’ai jamais été très assidu dans le domaine. Alternant entre les périodes de discipline et celles de relâchement, d’oubli, ne m’y mettant sérieusement que lorsque des soucis apparaissaient dans ma vie (ce qui rendait la pratique d’autant plus difficile, et ardue à tenir dans la longueur). J’ai fait des périodes dans des dojos zen, me suis essayé a la méditation Vipassana, fait du Yoga. Depuis l’année dernière, je médite couché et j’ai enfin trouvé une forme de méditation qui me sied et que je pratique chaque jour. J’aimerais échanger avec vous, si vous en êtes d’accord, parce que vous êtes la seule personne qui témoigne des bienfaits de ce genre de méditation et qui serait susceptible de me faire évoluer dans ma pratique. Si vous ne pouvez pas, tant pis, je continuerai à chercher seul ma voie, en lisant votre blog :) (entre autres). Ou si vous pouviez me conseiller des livres. Merci pour ce blog dan lequel j’ai enfin trouvé un témoignage de l’efficacité de la méditation couchée, ce qui m’assure que je ne me perds pas dans une impasse (ou que je ne suis pas le seul à m’y perdre 😉 ) et me renforce dans ma pratique. Cordialement, Laurent

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